PRINCIPAUX SITES DE MIGRATION EN AMÉRIQUE DU NORD
pour les bécasseaux maubèches et les bécasseaux semipalmés

Île Akimiski

Pays : Canada

Région : Nunavut,

Ville la plus proche : Attawapiskat

Site : Île Akimiski

Espèces/sous-espèces : BSP

Population biogéographique totale : 2 260 000

Méthode de dénombrement : Estimation totale et dénombrement quotidien maximal

Nombre : 100 000 2,3,4

% de la pop. biogéographique sur le site : 4,42

Saison (principale) : Automne

Reconnaissance du site : ZICO

Reconnaissance du site (autre) : Catégorie 1b de l'UICN – aire de nature sauvage. Les deux tiers est de l'île constituent le Refuge d'oiseaux migrateurs de l'île Akiminski, et le Service canadien de la faune a désigné la majeure partie de la côte comme un habitat terrestre clé pour les oiseaux migrateurs.

Description du site : Selon le Système Ramsar de classification des types de zones humides, on trouve sur le site les habitats suivants : mer (eaux libres); formations arbustives (broussailles/arbustes); zone humide [marais salés/saumâtres; marais d'eau douce, tourbière alcaline]; zones marines/côtières supratidales [vasières ou bancs de sable (salins)[.5 Les terres sont des terres de la Couronne (provinciales). Les deux tiers est de l’île constituent le Refuge d’oiseaux migrateurs de l’île Akimiski, et le Service canadien de la faune a désigné la majeure partie de la côte comme habitat terrestre clé pour les oiseaux migrateurs2,7. L’île fait partie du territoire traditionnel de la Première nation d’Attawapiskat. Lorsque les refuges d’oiseaux migrateurs (ROM) se trouvent sur des terres fédérales, Environnement et Changement climatique Canada est responsable de la gestion et de la protection des oiseaux migrateurs, de leurs nids, de leurs œufs et de leur habitat. Lorsque les ROM se trouvent sur des terres provinciales, Environnement et Changement climatique Canada est responsable de la gestion et de la protection des oiseaux migrateurs et de leurs nids, et le garde-chasse en chef de la province, de la gestion de l’habitat. Si les ROM se trouvent sur des terres privées ou municipales, Environnement et Changement climatique Canada est responsable de la gestion et de la protection des oiseaux migrateurs et de leurs nids. La gestion de l’habitat incombe au propriétaire des terres.5 Les connaissances actuelles à propos du site ont été acquises grâce à des recherches sur les oiseaux de rivage, et aux Renseignements sur le patrimoine naturel (ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario)6.

Menaces connues : Les menaces connues sont listées conformément à l'Open Standards Threats Classification System (système de classification des menaces selon des normes ouvertes). L'extraction de ressources non renouvelables menace le site en raison de la production d'énergie/de l'extraction minière (mines et carrières). On prévoit agrandir une mine de diamants près d’Attiwapiskat, ce qui pourrait multiplier les possibilités de contamination. Un important gisement de chromite a suscité un vif intérêt pour une exploitation minière à l’ouest d’Attiwapiskat et à l’est de Webeque. Le développement des infrastructures minières et connexes pourrait avoir des effets néfastes sur les zones situées en aval et jusqu’à la baie James. En ce qui concerne l'exploitation des ressources renouvelables, il existe une menace modérée liée à la possibilité de production d'énergie (renouvelable)/d'extraction minière. Actuellement, rien n'est prévu, mais le potentiel d'énergie éolienne est important, tout comme celui de l'énergie des vagues et de l'hydroélectricité en amont, sur les principaux tributaires de la baie James, ce qui pourrait influer sur le débit, la turbidité, le débit volumétrique et l'apport de contaminants. En date de 2016, on n’avait constaté la présence d’aucun polluant ni contaminant sur le site. Par contre, il existe des possibilités de déversements accidentels sur la route d'hiver reliant les collectivités côtières, et dans la baie James à cause du transport. La modification physique du site due aux changements climatiques/au mauvais temps crée une menace de déplacement et de modification des habitats, tandis que les espèces et les gènes envahissants/problématiques menacent les espèces indigènes vulnérables. Le relèvement isostatique de la baie James expose plus de rivages (70 à 100 cm par tranche de 100 ans). La surabondance d’oies blanches a modifié ou détruit environ le tiers de la végétation des marais salés côtiers entre le Manitoba et la baie James9.

Notes : Les limites du site respectent la carte de la ZICO créée sur le site Web Data Zone de BirdLife International (2001). En 1997, une migration automnale a réuni plus de 100 000 bécasseaux semi-palmés, ce qui, à ce moment-là, représentait près de 4 % de la population mondiale de cette espèce2.

Sources : 1https://en.wikipedia.org/wiki/Akimiski_Island 2 http://www.ibacanada.org/site.jsp?siteID=NU036&lang=fr 3Iverson et Friis, données non publiées 4http://www.birdlife.org/datazone/sitefactsheet.php?id=11292 5 https://www.ec.gc.ca/ap-pa/default.asp?lang=Fr&n=A8290732-1 6 https://www.ontario.ca/fr/page/centre-dinformation-sur-le-patrimoine-naturel 7http://www.protectedplanet.net/akimiski-island-migratory-bird-sanctuary-migratory-bird-sanctuary 8http://www.giscoeapp.lrc.gov.on.ca/REA/Renewable.html?site=REA&viewer=REA&locale=en-US 9Andres, B.A., P.A. Smith, R.I.G. Morrison, C.L. Gratto-Trevor, S.C. Brown et C.A. Friis (2012). « Population estimates of North American shorebirds », Wader Study Group Bulletin, volume 119, n°3, p. 178 à 194.