PRINCIPAUX SITES DE MIGRATION EN AMÉRIQUE DU NORD
pour les bécasseaux maubèches et les bécasseaux semipalmés

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Utilisez notre carte interactive pour en savoir plus sur les sites les plus fréquentés par les bécasseaux maubèches et les bécasseaux semipalmés durant leur migration en Amérique du Nord.

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COMMENT LES IDENTIFIER?

Les bécasseaux semipalmés sont petits. Ils mesurent entre 13 et 15 cm, ont des pattes et un bec noirs moyennement longs, et leur cou est court. Il arrive que leur bec soit légèrement incliné vers le bas à l’extrémité. Leur dos est gris-brun et leur poitrine ne possède généralement que de légères marques1. C’est de la légère palmure entre leurs doigts que vient leur nom de bécasseaux semipalmés; on ne la voit que de très près5.

Zones de reproduction et d’hivernage du bécasseau semipalmé2

Les aires d’hivernage en Amérique du Sud ne sont pas illustrées 2

Bécasseau semipalmé

À la fin de leur saison de reproduction dans l’Arctique, certains bécasseaux semipalmés parcourent jusqu’à 4 000 km (2 500 milles) sans s’arrêter, du sud-ouest du Canada et du nord-est des États-Unis jusqu’à leurs sites d’hivernage, sur les côtes du nord de l’Amérique du Sud1.

Les vols peuvent compter jusqu’à 300 000 oiseaux, qui se rassemblent dans les principales haltes migratoires et aires d’hivernage2.

POPULATION

On estime que la population actuelle de bécasseaux semipalmés est composée de 2 260 000 oiseaux3. Même s’ils sont encore très nombreux, le déclin de leur population (qui avoisine les 30 % sur trois générations – 22 ans) a justifié leur inscription sur la Liste rouge de l’UICN comme une espèce quasi menacée4. De plus, on considère qu’ils suscitent de vives préoccupations au chapitre de la conservation au Canada, au Mexique et aux États-Unis.

HABITAT

Durant l’été, les bécasseaux semipalmés se reproduisent et nichent dans la toundra arctique, généralement près de l’eau, par exemple sur les plages ou dans les vasières. Durant leur migration, on les trouve dans les zones côtières et intertidales, ainsi que sur les rives des lacs et des marais intérieurs5. Leur principal habitat côtier d’hivernage comprend les plages, les vasières intertidales, les lagunes peu profondes et les marais salés6.

MIGRATION

Trois populations de bécasseaux semipalmés se reproduisent dans le nord du Canada et en Alaska, aux États-Unis : les bécasseaux de l’Ouest (Alaska) représentent environ 64 % de la population, et ceux du Centre (ouest de l’Arctique canadien) et de l’Est (est de l’Arctique canadien) en représentent ensemble près de 36 % 1.

Durant la migration printanière (vers le nord), ces oiseaux traversent le nord-est de l’Amérique du Nord, ce qui inclut l’intérieur des États-Unis et le Nord canadien, jusque vers leurs sites de reproduction dans l’Arctique. Durant la migration automnale (vers le sud), les vols d’oiseaux de l’Est entreprennent un voyage transocéanique sans escale sur une distance pouvant atteindre 4 000 km (2 500 milles), du sud-est du Canada et du nord-est des États-Unis vers le nord de l’Amérique du Sud2. Les sites d’hivernage se trouvant le long de la côte Pacifique s’étendent du Mexique au Pérou, tandis que, sur la côte Atlantique, ils s’étendent du Yucatan et des Antilles vers le sud, jusqu’au centre de l’Argentine, et d’importants vols se regroupent le long de la côte du Suriname et de la Guyane française6,7.

NOURRITURE

Durant la saison de reproduction, les bécasseaux se nourrissent principalement d’insectes, mais aussi d’araignées, d’escargots et de graines5. En raison de leurs doigts partiellement palmés et du caractère particulier de leur bec et de leur langue, ces oiseaux sont dans leur élément dans les vasières riches en invertébrés. Durant leur migration, ils mangent divers invertébrés pour emmagasiner l’énergie nécessaire à leurs longs vols — environ 60 % des bécasseaux semipalmés s’arrêtent dans la baie du Delaware4 pour manger des œufs de limule quand ils sont en route vers l’Arctique.

SOURCES

1 THE CORNELL LAB OF ORNITHOLOGY. All About Birds ( guide en ligne sur les oiseaux). Page Web sur le bécasseau semipalmé : <www.allaboutbirds.org/guide/Semipalmated_Sandpiper>. Consulté le 25 juillet 2017.

2THE CORNELL LAB OF ORNITHOLOGY. Birds of North America, page Web sur le bécasseau semipalmé : <https://birdsna.org/Species-Account/bna/species/semsan/introduction>. Consulté le 25 juillet 2017.

3 ANDRES, B.A., P.A. SMITH, R.I.G. MORRISON, C.L. GRATTO-TREVOR, S.C. BROWN et C.A. FRIIS. « Population estimates of North American shorebirds », Wader Study Group Bulletin, vol. 119, n° 3, 2012, p. 178 à 194.

4 BIRDLIFE INTERNATIONAL. Calidris canutus (2017, version modifiée publiée en2016), Liste rouge des espèces menacées de l’UICN : e.T22693363A111379432. En ligne à : <http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2017-1.RLTS.T22693363A111379432.en>. Téléchargé le 25 juillet 2017.

5 NATIONAL AUDUBON SOCIETY. Guide to North American Birds. Page Web sur le bécasseau semipalmé : <www.audubon.org/field-guide/bird/semipalmated-sandpiper>. Consulté le 25 juillet 2017.

6 DEL HOYO, J., A. ELLIOTT et J. SARGATAL. Handbook of the Birds of the World, vol. 3 (Hoatzin to Auks), Barcelone, Espagne, Lynx Edicions, 1996, 824 p.

7 CHANDLER, R. Shorebirds of the Northern Hemisphere, Christopher Helm, London, 2009, 448 p.

Chant de la maubèche semi-palmée fourni par : William W. H. Gunn/Macaulay Library, Cornell Lab of Ornithology

Photo : Brad Winn, Manomet